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Sondage de la Coalition 2017 : l’industrie de l’assurance de dommages a grandement besoin d’une relève qualifiée

Affiché le 31 juillet 2017

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Tous les deux à trois ans, la Coalition réalise un sondage ayant pour but de dresser un portrait de la main-d’œuvre dans l’industrie de l’assurance de dommages. Cet exercice permet non seulement d’identifier les besoins des employeurs en ce qui a trait à la relève, mais aussi de cerner les nouveaux enjeux de cette industrie en constante évolution.

L’édition 2017 met en lumière les besoins évidents de l’industrie; avec 5 300 emplois à pourvoir au cours des prochaines années, les employeurs doivent se pencher sérieusement sur ce dossier.

En discutant avec Me Robert LaGarde, président et chef de la direction de la Coalition, il nous a été possible d’analyser plus en profondeur les résultats du sondage et les défis qui en ressortent pour l’ensemble des entreprises de la province. Alors que 32 % de ces entreprises ne possèdent pas de plan de relève, les données révélées par le sondage sonnent l’alarme.

Les besoins de main-d’œuvre en assurance de dommages

Me LaGarde chiffre d’emblée l’état actuel de l’industrie au Québec : « On parle ici d’une industrie de 9,2 milliards de dollars constituée de 766 entreprises qui auront au total à dénicher 5 300 candidats formés et qualifiés d’ici la fin de 2019. Les 1 379 départs d’employés ayant eu lieu en 2016 représentent un record historique. »¹ Dans 25 % des cas, il s’agit de départ à la retraite alors que pour 75 %, il s’agit d’un cheminement de carrière différent.

Il est important de noter que plus de 60 % des embauches prévues seront destinées à supporter les départs à la retraite et la croissance de l’industrie. Pour les dirigeants qui anticipent ou misent sur la croissance de leur entreprise, pouvoir compter sur une main-d’œuvre qualifiée sera d’autant plus un atout considérable.

Par ailleurs, l’émergence des nouvelles technologies, les mégadonnées (big data), les enjeux de cybersécurité et l’émergence de l’économie de partage génèrent de nouveaux besoins d’assurance pour les consommateurs et les entreprises. Les employeurs et professionnels de l’industrie devront être outillés pour conjuguer avec ces nouvelles réalités et les entreprises qui veulent demeurer compétitives auront l’obligation d’y être sensibles.

Le profil d’un candidat formé et qualifié

Le sondage évoque également que les employeurs privilégient l’embauche des candidats diplômés de l’attestation d'études collégiales en assurance de dommages (AEC), du diplôme d'études collégiales en Conseil en assurances et en services financiers (DEC) ou des universités. Pour Me LaGarde, la formation est essentielle, mais il y a plus : « Les employeurs privilégient des candidats qui ont une formation, mais aussi des forces correspondant au profil requis pour travailler dans l’industrie! » Quatre aptitudes ressortent du sondage comme étant indispensables : sens du service à la clientèle, habileté en vente, capacité d’analyse et facilité à communiquer. « Formation qualifiante + aptitudes : voilà une formule gagnante pour les candidats qui veulent avoir du succès dans l’industrie. »

Les solutions de recrutement à considérer

Pour répondre aux besoins criants de l’industrie, plusieurs solutions s’offrent aux entreprises, à commencer par le recrutement de candidats issus de l’immigration. Fait intéressant issu du sondage : parmi les entreprises qui ont embauché au cours des deux dernières années, seulement 23 % ont recruté au moins un candidat issu de l’immigration récente.

« D’ici 2021, 17 % des travailleurs québécois proviendront de l’immigration². Il s’agit d’une occasion en or que les employeurs devront saisir », affirme Me LaGarde. Dans  cette optique, la Coalition collabore avec le Bureau d’intégration des nouveaux arrivants à Montréal (BINAM) dans le cadre d’un nouveau projet-pilote pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants à Montréal.

Alors que la barrière linguistique a été identifiée comme une difficulté par les répondants, la proximité de la clientèle multiethnique et l’opportunité de développer des créneaux sont apparues comme des forces à exploiter. « Nous devons garder cela à l’esprit afin de travailler sur les obstacles et miser sur les avantages. »

Pour Me LaGarde, les vétérans de l’industrie qui opteront pour une retraite progressive sont également des joyaux pour les cabinets : « Voilà une ressource précieuse. Ces professionnels d’expérience peuvent remplir des postes clé, en plus d’être de formidables mentors pour la relève. »

L’apport de la Coalition

Par le biais de ce sondage, la grande majorité des entreprises a confirmé la pertinence de la mission de la Coalition : intéresser davantage de candidats aux carrières offertes dans l’industrie de l’assurance de dommages et valoriser l’image des professionnels qui y œuvrent.

Pour répondre à sa mission, la Coalition s’est engagée en 2016-2017 sur quatre fronts prioritaires :

  • Contribuer à former une relève qualifiée qui répond aux attentes des employeurs.
  • Orienter davantage de candidats vers les carrières en assurance de dommages.
  • Mettre en valeur les entreprises et leurs offres d'emploi.
  • Représenter l'industrie et faire valoir ses attentes en matière de relève.

Ceux-ci se sont traduits en plusieurs actions qui ont été rendues possibles grâce aux quelque 200 entreprises qui ont fait partie de la Coalition. Vous désirez vous aussi faire partie de la Coalition? Communiquez avec nous!

Pour en savoir plus sur les différentes initiatives de la Coalition ou pour la joindre, consultez notre rapport annuel ou contactez-nous.

¹ Autorité des marchés financiers. Rapport annuel sur les institutions financières, 2016.

² Emploi Québec. Le marché du travail au Québec - Perspectives à long terme 2012-2021, juin 2012.